Projet INDE 2019

From Pont di Chênée to Pondichery

Depuis la mise sur pied de notre “projet Inde” (comme chacun a pris l’habitude de le désigner), deux ans se sont écoulés. Deux ans durant lesquels, nous avons beaucoup donné de nous afin de récolter un maximum d’argent et de dons, deux ans de réunions, d’activités, de peines mais surtout de joies et rires... Aujourd’hui, nous voici de retour de notre séjour en Inde, au Volontariat, la tête pleine de souvenirs, d’images, de sourires, d’anecdotes. Comment raconter l’Inde? Le pays est si grand, si pauvre, si beau, si… Voici notre façon de vous partager, de A à Z, un peu de ce que nous avons vécu.

L’Inde c’est…

A comme l'Accueil qui nous a été fait; tout le monde se coupe en quatre pour les Européens que nous sommes. A chaque nouvel endroit visité, nous avons été surpris, un peu gênés même. Les Indiens n’ont presque rien mais ils vous donnent tout !

B comme le Bouddhisme, une des religions pratiquées en Inde mais pas la seule… En effet, si 80% de la population est hindouiste, plusieurs millions d’Indiens se réclament musulmans, bouddhistes ou chrétiens. Face au Volontariat se dresse d’ailleurs une église (l’office est à 6h du matin!), derrière on trouve une mosquée. Nous avons pu assister à plusieurs processions, que ce soit pour un enterrement ou pour vénérer un saint. Toutes ont un point commun; des pétales de fleurs sont jetés depuis un “char” et colorent la rue, le temps d’un instant...

C comme la chorégraphie que nous avons réalisée et que nous avons interprétée dès que l’occasion s’est présentée; sur la plage, au Volontariat, pour les lépreux… La danse en Inde, ça fédère: tout le monde s’y met à la première occasion, les enfants comme les plus âgés. Le jour où nous avons dansé sur la plage, nous avons été rejoints par une trentaine de personnes… Ce fut une expérience extraordinaire! Le C c’est aussi le chansonnier que nous avons confectionné et qui nous a permis de passer d’agréables moments tant entre nous qu’avec les Indiens; les chansons à gestes ont rencontré un franc succès…

D comme les Débriefings quotidiens que nous avons organisés. Chacun y avait un temps de parole, pour raconter son vécu mais surtout pour exprimer ses sentiments, ses doutes, ses joies. Ils ont permis d’adoucir les conflits, d’évacuer notre stress, de gérer la vie de groupe.

E comme les Enfants que nous n’avons cessé de côtoyer. Des enfants qui nous ont ouvert très grand leur coeur, des enfants avec qui nous avons partagé des moments de jeux, des repas, des danses, des chants. Des enfants souvent abandonnés ou orphelins, à la recherche d’un peu d’affection. Et là, c’est compliqué; on a à la fois envie de les serrer dans nos bras mais on ne veut pas non plus qu’ils s’attachent trop car on n’est là que pour quelques jours… Beaucoup de larmes ont coulé au moment des au revoir, chez nous comme chez eux !

F comme le flash des appareils photos car les Indiens se prêtent très volontiers à l’exercice du portrait; nous avons systématiquement demandé si nous pouvions les photographier, jamais nous n’avons essuyé un refus… Et si, par hasard, un enfant vous subtilisait votre appareil, vous le récupériez chargé de dizaines de selfies, individuels, avec les copains, des photos de paysages…

G comme Ganesh, ce dieu à tête d’éléphant, dont la représentation est partout... C’est le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir. A Pondichéry, un temple lui est dédié…

H comme les conditions d’Hygiène auxquelles il a fallu s’habituer; des toilettes “turques”, des douches communes (et froides), un lit fait d’un mince matelas posé par terre dans un dortoir, dortoir que nous avons parfois partagé avec des lézards et des fourmis. C’est aussi l’hygiène publique ou plutôt le manque d’hygiène publique; des cours d’eau saturés de détritus qui exhalent souvent des odeurs nauséabondes. Dans les rues, les immondices font la joie des chiens et des vaches. Par contre, les Indiens mettent un point d’honneur à maintenir propre l'intérieur de leurs habitations, même dans les bidonvilles...

I comme Incredible India. Parce que l’Inde c’est tout simplement incroyable; les villes bondées, le bruit incessant, la pollution, les vêtements et les marchés aux mille couleurs, les odeurs, les sourires éclatants, les meutes de chiens, les vaches sacrées… L’Inde c’est tellement différent de l’Europe !

J comme notre journée-type, évidemment soumise à de nombreuses variations en fonction de notre emploi du temps! Lever: 7h afin de pouvoir déjeuner avec les enfants à 7h30. Départ pour le Volontariat vers 8h30 (à pied, à ¼ d’heure de marche, en “coupant” par la gare: ici, pas de contrôle, on traverse allègrement les voies…). Stages durant la matinée et retour au Volontariat pour le dîner. Après-midi; temps libre, visites, encadrement des personnes âgées… Souper et soirée à Souriya, avec les enfants.

K comme Klaxon. C’est l’élément indispensable de tout usager de la route… Les Indiens ne semblent pas appliquer un quelconque code de la route (on s’est même demandé s’il fallait disposer d’un permis, jusqu’à ce qu’on croise une voiture auto-école; nous avons beaucoup plaint l’élève!); on y roule à gauche mais s’il faut tourner à droite, on n’hésite pas à se déporter face aux véhicules qui arrivent en sens inverse. Le klaxon est dès lors indispensable pour signaler sa présence aux autres véhicules mais aussi aux piétons et aux animaux qui n’hésitent à s’imposer sur la voie publique (alors que, de notre côté, nous étions si indécis lorsqu’il s’agissait de traverser la route). Les Indiens se déplacent aussi à 4 sur une moto, ne portent pas de casque... Pourtant, sans vraiment nous l’expliquer, nous n’avons vu que de très rares accrochages ou d’animaux gisant sur le sol, pauvres victimes d’un trafic hyper dense.

“Dans les rues, c’est le bazar… Il m’a fallu trois jours pour comprendre qu’on roule à gauche ! Quand le feu est rouge, on passe quand même et lorsque les carrefours sont complètement bouchés, un policier s’en mêle : c’est encore pire !” Luther

L comme les Lépreux que nous avons rencontrés. La structure qui les accueille ne dépend pas du Volontariat mais de Sister Rita. Elle est située à plusieurs heures de Pondichéry; nous y avons passé deux jours. Leurs plaies nous ont beaucoup impressionnés, certains n’ont d’ailleurs pas pu regarder leurs lésions et leurs membres déformés. Mais ce qui nous a le plus touché, ce sont leurs sourires lorsque nous sommes allés à leur rencontre, lorsque nous leur avons serré les mains; en Inde, ils sont au mieux ignorés, au pire rejetés par leur famille et leur entourage, parfois même bannis de leurs villages.

M comme le Mariage auquel nous avons été conviés, celui d’une des jeunes filles recueillies par le Volontariat. Et là, rien à voir avec nos mariages belges! Première chose incontournable: la tenue! Sari pour les filles, dhoti pour les garçons… Ensuite, la cérémonie: elle se déroule sur une estrade où un brahmane guide les gestes des mariés (ils plantent notamment un arbre, tout un symbole!) puis les invités défilent pour offrir leur cadeau (de l’argent). Le mariage se termine par un repas: dans la salle où on a installé de longues tables, on dépose devant vous une feuille de bananier sur laquelle on ajoute du riz et de la sauce (à manger avec grande modération si on tient à son palais !). On mange sans vis-à-vis et dès le repas achevé, on replie la feuille de bananier et on laisse la place aux suivants.

N comme Nous n’oublierons pas, tout simplement parce que ce nous avons vécu était extraordinaire! Pour certains, c’était la première fois qu’ils quittaient l’Europe, pour tous ce fut une merveilleuse découverte !

“C’était un voyage inoubliable, une expérience exceptionnelle! Je suis partie avec un groupe de personnes géniales, que je ne connaissais pas au début du projet, mais, que j’ai pu apprendre à connaître et à apprécier grâce aux deux ans de préparatifs et à ces deux semaines passées là-bas. Je les adore ! Là-bas, dans ce petit coin de la planète, au milieu du bruit, de la crasse et de la pauvreté, des personnes encore plus exceptionnelles, souriantes, remplies de bienveillance. Avec leur sourire, on oublie la misère et tout ce qui se passe autour. Ce que j’ai fait? J’ai donné mes plus beaux sourires, ma plus grande gentillesse, j’ai essayé de donner le meilleur de moi-même, mais j’ai reçu beaucoup plus! Car dans le domaine de la gentillesse, on n’est que des débutants, eux sont en haut de l’échelle. Le dernier soir, il y a un garçon de Souriya qui m’a dit: “I will miss you”. Ces mots resteront gravés à jamais dans ma tête. On ne peut pas s’imaginer ce qu’est l’Inde, tant qu’on ne l’a pas vécu. J’ai ma tête remplie de souvenirs, de fou-rires, d’amitié, d’amour. Ce qu’on a vécu, nous, le groupe du projet Inde, c’est inoubliable. J’ai adoré ce voyage, ces personnes, ce pays, et j’y retournerai par tous les moyens.” Louise

O comme On peut vous aider ? C’est sans doute la première phrase que vous entendez dès que vous entrez dans un grand magasin. Dans chaque rayon, plusieurs vendeurs sont à l’affût de vos moindres gestes et se précipitent pour vous proposer leurs services. Une fois votre choix effectué, ils vous conduisent à la caisse où un employé vérifie le prix, un autre encaisse, un troisième regarde si on vous a bien rendu le montant qui vous revient, un autre encore emballe. Au final, votre ticket de caisse porte 3 ou 4 cachets, apposés à chaque étape du processus!! C’est comme si on multipliait les emplois pour occuper un maximum de personnes… Ainsi, dans l’ascenseur, un employé passe sa journée à appuyer sur les numéros des étages, un autre monte la garde auprès des escalators, au cas où le système ne vous serait pas familier...

P comme Pauvreté. En Inde, elle est partout, sur les trottoirs, dans les maisons, dans les yeux des enfants. On voudrait pouvoir venir en aide à chacun mais ce n’est pas possible, alors on essaye de vivre avec… Ce n’est pas évident, certains d’entre nous ont beaucoup pleuré. C’est une chose à laquelle il est vraiment difficile de s'habituer...

Q comme “Qu’est-ce qu’on mange ?” Bête question… Du riz bien sûr; du riz dès le matin et jusqu’au soir. Pour qui aime ce féculent ce ne fut pas trop pénible… Quant aux autres, dure épreuve!! Certains d’entre nous ont perdu plusieurs kilos! Nous avons quelques fois eu droit à des frites (ben si!) qui nous ont paru délicieuses, même froides. Des épices aussi; souvent on nous cuisinait des plats “à part”, beaucoup moins épicés et donc bien plus abordables pour nos fragiles papilles gustatives !

R comme Rickshaw, ces petits “tchouktchouks”, notre moyen de déplacement privilégié à Pondichéry. Ils sont des milliers à parcourir la ville, la colorant de jaune… Les chauffeurs n’ont peur de rien (les passagers, de tout!): dépasser dans les tournants, se déporter à droite, s’imposer dans la circulation. Leur prix, plus qu’abordable (pour ne pas dire dérisoire), nous a permis de les utiliser chaque jour…

S comme Souriya, l’endroit où nous étions principalement logés. C’est un home qui accueille exclusivement des garçons âgés de 9 à 18 ans. Les enfants y sont pris en charge par Sister Lily qui veille à leur “confort”, leur éducation et leur scolarité. Ce dernier point est pris très au sérieux en Inde; les élèves n’ont pas le droit de doubler sinon ils doivent arrêter leurs études “classiques”. A Souriya, les garçons consacrent de nombreuses heures à l’étude et certains se lèvent même à 5h30 pour revoir leurs leçons. Mais S ce sont aussi les Stages que les élèves ont réalisés, en école maternelle, dans le home pour personnes âgées ou encore dans une des crèches sous tutelle du Volontariat. Ils ont pu approcher au plus près la vie quotidienne des institutrices, des infirmières… Une riche expérience puisque souvent très éloignée de celle qu’ils ont l’habitude de vivre en Belgique !

T comme Touti Pakam. C’est la “ferme” gérée par le Volontariat et qui accueille une quarantaine d’enfants, surtout issus de familles tziganes (gypsy en anglais), une “caste” encore plus stigmatisée que les “Intouchables”. Tout comme à Souriya, les enfants,âgés de 3 à 18 ans, sont totalement pris en charge par l’association; ils sont logés, nourris et scolarisés à l’extérieur. Touti Pakam c’est aussi l’élevage de poulets, de boeufs, des rizières et la culture de la spiruline, cette algue millénaire aux multiples vertus, bourrée de vitamines.

“Le séjour à la ferme a été pour moi le plus beau ! J’ai rencontré des enfants plus que géniaux qui ne demandent que de l’amour et de l’attention. Les enfants adorent danser; tous les soirs ils mettaient la sono au maximum et tout le monde dansaient après le repas. C’était ceux-là les meilleurs moments; tout le monde était réuni, on s’amusait, on rigolait, j’étais heureuse de voir les enfants sourire et s’épanouir avec nous ! Ces enfants sont pleins de vie et ont toujours le sourire.” Mathilde

U comme les usages si différents de chez nous ; on mange avec la main (droite bien sûr), assis par terre et pas dans une assiette mais dans un plateau à large bord, les hommes se promènent en rue main dans la main, les enfants (et beaucoup d’adultes d’ailleurs) dorment à même le sol, sur une simple natte, on se déchausse pour entrer dans une maison, les gens dodelinent de la tête pour marquer leur accord (on a en fait l’impression qu’ils disent “non”), etc, etc...

V comme le Volontariat qui nous a accueillis. C’est une structure créée et encore dirigée par une Liégeoise, Madeleine Herman. Le Volontariat, ce sont différentes entités, chacune gérée par des directeurs différents mais toutes dépendantes de l’association initiale. celle-ci regroupe des crèches, une école maternelle, un home pour les garçons (Souriya), un autre pour les personnes âgées, une ferme, un atelier de tissage...

W comme We did it, parce qu’il nous a fallu beaucoup de temps, d’investissement, de courage pour mener à bien notre projet; nous étions tous issus de milieux différents, on ne se connaissait pas bien, on a tous notre caractère. Pourtant, nous avons réussi notre pari; nous espérions récolter 10 000 €… Au final c’est bien 12 000€ que nous avons pu offrir au Volontariat et à Sister Rita. Nous avons également pu acheter un stock raisonnable de spiruline, de savons et d’artisanat divers (au grand bonheur de nos hôtes indiens), en vue de les revendre ici pour commencer notre prochaine récolte de fonds...

“Un matin, début octobre (2017), nous étions plus de 34 élèves à la réunion. Nous nous sommes regardé en nous disant; je suis motivé! J’irai en Inde! Et au fil du temps, les mois passent, les activités défilent et le nombre s’est peu à peu réduit… Je ne me suis jamais senti aussi moi-même à l’idée de partir en Inde; la vie ne vaudrait pas d’être vécue s’il n’y avait toutes les opportunités qui nous sont offertes” Sahil

X comme X, tous ces inconnus croisés un instant ou affalés anonymement sur un trottoir, attendant… attendant on ne sait quoi, que le temps passe sans doute. C’est encore une situation très perturbante pour nous, Européens. On voudrait pouvoir aider tout le monde mais ce n’est juste pas possible, alors il faut essayer de faire abstraction de toute cette misère, pour se protéger, sinon on pourrait pleurer tout le temps.

Y comme Yes puisque c’est en anglais nous avons tenté de communiquer (le tamoul nous a semblé moins accessible) mais ce ne fut pas toujours chose aisée… Certains élèves ne parlaient pratiquement pas cette langue et l’accent indien nous a quelquefois laissés perplexes (dans ce cas, nous nous contentions d’opiner poliment de la tête en espérant que notre interlocuteur n’attendait pas de réponse). Mais les sourires et les gestes ont fait passer beaucoup de messages, plus sans doute que les mots eux-mêmes.

“Les personnes là-bas sont extraordinaires. Leurs sourires nous donnent plus que de la bonne humeur. Tu leur donnes et eux te donnent plus que ce qu’ils n’ont… Un des mes bons souvenirs c’est la communication avec eux car on se comprend pas mais rien qu’un geste change tout.” Océane

Z comme Zeste .. de citron. C’est sans doute le fruit que nous avons le plus consommé (avec la banane), surtout sous la forme de petits citrons à presser soi-même et à ajouter à un verre d’eau, parfois additionné de spiruline, boisson oh combien rafraîchissante dans la chaleur torride du climat semi-aride du Tamil Nadu.

Les mots nous manquent pour exprimer notre gratitude, notre joie d’avoir pu rencontrer des personnes extraordinaires, notre espoir aussi, celui de vite revenir et pouvoir apporter de nouveau notre toute petite contribution au bonheur de nos nouveaux amis…

La conclusion de cette belle aventure revient aux élèves…

“Je tiens vraiment à remercier tous les professeurs de ce que vous avez fait pour nous et ainsi que pour le projet. Merci de nous avoir fait confiance jusqu'au bout. J'ai passé un voyage merveilleux avec vous tous. C’est une expérience qui est UNIQUE. Je me suis vraiment bien amusée même si c'était très dur psychologiquement. Ma famille me manquait énormément et le confort n’est pas toujours facile à vivre. C'est vrai que depuis que je suis rentrée en Belgique j'ai remarqué qu'on avait vraiment une chance de malade d'avoir tout ce qu'on a. C'est vrai que ça me manque l'Inde même si je suis contente d'être chez moi. Tous les moments de tristesse entre nous mais surtout les moments de joie et bonheur entre eux (les Indiens) et entre nous et professeurs vont vraiment me manquer. La vie là-bas est tellement différente que tu ne penses pas aux soucis de chez toi. Voyage inoubliable ! J'espère que cela me rendra plus forte et j'espère que cela m'aura donné plus de confiance en moi.” Océane

“J’ai une autre vision de la vie maintenant; il faut qu’on arrête de se plaindre car nous n’avons pas le dernier modèle de chaussure qui vient de sortir alors qu’eux sont à pieds nus. Ce sont des personnes courageuses, admirables, que ce soit les enfants ou les adultes en général; ils ont de la patience, sont à l’écoute et nous donnerait tout alors qu’ils n’ont déjà pas grand chose.” Mathilde

“Dernier jour… Il fallait que cela arrive ! Quelques heures avant le départ, je me dis que tellement de choses se sont passées et j’ai bien du mal à l'exprimer avec des mots: le sourire des Indiens, rencontrer des gens et se dire qu’au final, on n’est pas si différents, se sentir mieux servi que les autres alors que nous venons apporter notre soutien à “ces autres” en question. Je m’estime vraiment heureux d’être parti car je ne peux imaginer ce que je serais devenu sans ce voyage. Ce séjour m’a appris l’amour et la bienveillance et qu’il en faut peu, vraiment très peu pour être heureux”. Sahil

Les élèves : Alexandre, Anaïs, Louise, Luna, Luther, Madeleine, Mathilde, Maxence, Mélanie, Océane, Sahil, Samuel

Les profs : Carine Tilman, Corine Loiseau, Danièla Del Giudice, Evelyne Skoczylas, Ingrid Devoghel, Pascale Loiseau et David Lemoine